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Critique Canada : The Jazz Singer

Le Lundi 14 juin 2010 à 8 h 05 min | Par | Rubrique : Canada, Critique

Lieu : Centre Segal - 5170 Côte-Ste-Catherine, Montréal (Québec) H3W 1M7
Dates : du 6 au 27 juin 2010 (sauf les vendredis)
Horaires : du lundi au jeudi à 20h00 - samedi à 21h30 - dimanche à 14h00 et 19h00
Tarifs : de 31,00$ à 44,00$ (tarif étudiants à 22,00$)
Elan Kunin et la troupe de la comédie musicale <i>The Jazz Singer</i> © Randy Cole

Elan Kunin et la troupe de la comédie musicale The Jazz Singer © Randy Cole

Pièce originale : Samson Raphaelson
Adaptation du livret : Elan Kunin
Musique et Paroles : Elan Kunin
Metteure en scène : Bryna Wasserman
Chorégraphie : Jim White
Directeur musical : John Gilbert
Design scénique : John C. Dinning

Distribution :
Chris Barillaro, Mark Bassel, David Bushman, Dorren Fagan, Fishel Goldig, Josh Gonshor, Sonja Isenberg, Betty Kis Marer, Michael Kleinberg-Bassel, Elan Kunin, Burney Lieberman, Philip Magder, Jonathan Patterson, Lisa Rubin, Mikey Samra, Kenny Stein, Judy Strauber, Stan Unger, Nadia Verrucci.

Ensemble :
Danielle Busch, Cynthia Fish, Paula Frank, Arnaud Gloutnez, Ghyslaine D. Hébert, Brandon Hersh, Stéphanie Lessard, Cheyl-Ann Lilieth, Luisa Muhr, Maggie Owen, Brad Picken, Sophie Protopoulos, Amanda Shilo, Nathaniel Villanueva, Eliane Wiler.

The Jazz Singer est l’histoire du fils d’un chantre qui rêve de faire fureur sur Broadway, rêve allant à l’encontre des désirs de son père. George Jessel fût le premier à incarner ce rôle, l’un des plus marquants de l’histoire de la comédie musicale. Mais, c’est lorsqu’Al Jolson prononça, dans l’adaptation cinématographique de 1927, les mots « y’ain’t heard nothin’ yet » (vous n’avez encore rien entendu) que ceux-ci firent le tour de la planète.
Cette nouvelle adaptation scénique est une création du prolifique Elan Kunin, celui-là même qui avait crée en 2008 la comédie musicale Houdini. Pour The Jazz Singer, il a produit  une sonorité parfaite, ainsi que des textes qui sont simples mais d’une étonnante efficacité.  La majorité des chansons sont en yiddish mais quelques-unes ont des portions en anglais. Une comédie musicale en yiddish peut faire fuir le public francophone aussi bien qu’anglophone : c’est un risque. Mais le Théâtre yiddish Dora Wasserman a eu l’excellente idée, depuis quelques années, d’offrir des sur-titres anglais et français.

Près de 35 comédiens-chanteurs  participent à cette comédie musicale et prennent d’assaut la minuscule scène du Théâtre Segal. Les décors, une création de John C. Dinning, sont d’une efficacité renversante et n’ont rien à envier aux productions de Broadway. Que ce soit dans les rues de Manhattan, dans un café ou sur la scène d’un théâtre, les différents décors bougent tout naturellement sur un plateau tournant sans que rien de tout cela ne nuise à la mise en scène.

La force de cette pièce réside également dans les numéros de groupes qui sont exécutés de main de maître. On ne se lasse pas de les regarder jouer, chanter et surtout danser. On regrette, par contre, la fin abrupte de la pièce qui aurait gagnée à être peaufinée.
Elan Kunim interprète un Jacob radieux et attendrissant. La surprise du spectacle vient de la jeune Lisa Rubin (Miriam) qui a fait frémir le public avec son interprétation de « Dos Iz Vos Ikh Vil Nor », qui se traduit par : « All I Ever Wanted », même avec une interprétation en yiddish, l’émotion était palpable. Un grand moment ! La distribution n’est pas en reste : on retrouve dans The Jazz Singer, de très bons interprètes et d’excellents musiciens.

Avec des airs magnifiques et des numéros à grand déploiement, cette production est un spectacle que vous ne voudrez manquer pour rien au monde ! On ne serait pas surpris de retrouver The Jazz Singer un jour sur Broadway.

Note : En yiddish,  avec des surtitres en anglais et en français.

Les billets sont disponible dès mainteant, sur le réseau Admission

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