Une diva à Sarcelles
Le Mardi 10 février 2009 à 0 h 00 min | Par Alexia Guarinos | Rubrique : Spectacles divers
Lieu : Comédie Bastille - 5, rue Nicolas Appert 75011 paris (Métro Richard Lenoir ou Chemin Vert)
Dates : à partir du 1er février 2009
Horaires : Les dimanches, lundis et mardis à 19h
Tarifs : De 10 à 24 euros.
Informations supplémentaires : 01 48 07 52 07
Comédie musicale sur fond lyrique écrite et mise en scène par Virginie Lemoine.
Avec : Brigitte Faure, Michel Tavernier, Marie Chevalot ou Samantha Regnier & Josef Kapustka.
Pierrette Michon – alias Piétra Michetskaïa – est une chanteuse lyrique méconnue et passablement schizophrène. Jour après jour, depuis son dernier séjour en hôpital psychiatrique, elle rêve sa vie – ou vit son rêve – dans son minuscule studio de Sarcelles. Là, les journées se suivent et se ressemblent : un épisode de « Plus belle la vie », quelques chips, beaucoup d’eau de vie et de médicaments et le show peut commencer. Pierrette devient Piétra et convoque son pianiste chimérique, devant un public imaginaire, pour un récital qui évolue au gré de ses humeurs. Evidemment, ses voisins ne supportent plus ses vocalises intempestives. Evidemment, cette existence fantasmée ne lui permet pas de réagir face aux réalités du quotidien et la conduit à vivre sous tutelle, hors de toute relation normale. Evidemment, elle ne peut répondre concrètement aux attentes de son gardien d’immeuble, si amoureux qu’il s’accommode de ses hallucinations.
Dans le rôle de Pierrette/Piétra, on découvre Brigitte Faure, une artiste qui possède un talent et une énergie indéniables. Le spectacle ? écrit et mis en scène par Virginie Lemoine ? est plein d’humour et joue des nombreuses références musicales avec intelligence. Au-delà du comique, le personnage se révèle extrêmement attachant et on délaisse rapidement le grotesque de la situation pour se concentrer davantage sur la souffrance de cette diva de pacotille, sur la tragédie de l’échec, sur la solitude…Une diva à Sarcelles est donc un joli spectacle tragi-comique à aller applaudir, ne serait-ce que pour découvrir de quelle manière une soprano dépressive peut s’emparer du cake d’amour de Peau d’Ane…
