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Vice(s), versa

Le mardi 20 avril 2004 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Sudden Theatre - 14 bis rue Sainte Isaure, 75018 Paris (Métro Jules Joffrin)
Dates : du 20 avril au 30 mai 2004
Horaires : Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 16 h 30 (relâches les lundi et les 14 & 15 mai)
Tarifs : 20 ? ; TR : 13 ?
Informations supplémentaires : 01 42 62 35 00

(The Changeling)
de Thomas Middleton & William Rowley

Ni-tragi, ni-comédie par la troupe acte6

Texte français Frédéric Jessua
Mise en scène Frédéric Ozier

Avec
Julie Burnier : Béatrice
Maline Cresson : Diaphanta & Tomazo
Marjorie de Larquier : Isabella
Antoine Cholet : Marin2 & Lollio
Xavier Couleau : Alsemero
Jonathan Frajenberg : Jasperino & Antonio
Frédéric Jessua : Marin1, le Gallois, Alonzo & Franciscus
Aurélien Osinski : Vermandero & Alibius
Frédéric Ozier : Pedro
Sébastien Rajon : De Florès

Création Lumière : Florent Barnaud
Costumes : Marie-Aline Cresson
Chorégraphe : Beatriz Galbas
Maquillage : Laura Ozier
Scénographie et décors : Joréloine de Cresnier-Coujonjeszier
assisté de Patrick Burnier & Barflo

Production acte6, La Comedia & Le Théâtre du Moulin-Neuf

Au château :
Béatrice doit épouser Alonzo,
Mais elle rencontre Alsemero.
Béatrice déteste de Florès,
Elle va lui demander de l’aide…

A l’asile :
Alibius, le directeur, a une femme, Isabella.
Aveuglé par sa jalousie maladive,
Alibius fait enfermer Isabella dans l’asile.
Lollio, le garde fou, doit la surveiller.

Pourquoi aller voir une pièce vieille de près de 4 siècles ? Plusieurs (très bonnes) raisons. Tout d’abord pour le texte, traduit dans un langage contemporain qui prouve, si besoin était, la modernité de la plume des deux auteurs originaux Thomas Middleton et William Rowley. Ensuite pour le plaisir d’assister à un véritable spectacle, mené par des comédiens formidables. Un esprit de troupe règne parmi eux, cela se sent dès les premières minutes. Ils défendent tous des personnages forts, avec subtilité. Vice(s), versa brille aussi par la mise en scène de Frédéric Ozier inventive et dynamique. Le spectacle dure presque deux heures : impossible de les voir passer tant on est pris par la ronde cruelle qui se déroule sous nos yeux. Rythme ne veut pas dire survol : chaque méandre de l’intrigue est exploité. Un humour ainsi qu’une sensualité patente viennent parachever le tout. De la belle ouvrage, assurément, et une troupe à suivre de près.

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