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Vincente Minnelli 1903 – 1986 – That’s Entertainment !

Le mercredi 1 décembre 2004 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Grands auteurs

Vincente Minnelli ©DR

Vincente Minnelli ©DR

Un enfant de la balle
Vincente Minnelli naît le 28 février 1903 à Chicago. Son père est chef d’orchestre, sa mère chanteuse. Dès l’âge de trois ans, il se retrouve sur scène, en tant qu’interprète, dans des spectacles sous chapiteaux produits par son père et son oncle. Adolescent, il devient l’assistant d’un peintre d’enseignes avant de devenir peintre lui même. A 16 ans, il entre au Chicago Art Institute. Ses études vont l’amener à s’intéresser aux décors et aux costumes de théâtre. Parallèlement, pour gagner sa vie, il continue à faire des apparitions sur scène, vend des croquis de célébrités qu’il a réalisés, et travaille comme assistant auprès du photographe Paul Stone. Ses diverses expériences le conduiront au poste de directeur du département des costumes pour le Chicago Theatre de State Street. C’est dans ce contexte et à la demande de ses employeurs qu’il part pour New York.

Broadway
De 1930 à 1936, il crée les décors et costumes de plusieurs grand shows de Broadway, Blackbirds, The Dubarry, Ziegfeld Follies, The Show Is On pour ne citer qu’eux. Il rencontre alors plusieurs acteurs de la scène new yorkaise comme les frères Gershwin, Moss Art ou Oscar Levant, qui sera l’un de ses interprètes deTous en scène, et s’imprègne de l’univers de la comédie musicale qui deviendra son genre de prédilection. Il obtient la consécration en devenant costumier en chef puis directeur artistique du Radio City Music Hall, à l’époque le plus grand théâtre du monde. C’est dans ce cadre qu’il réalise sa première mise en scène de théâtre. Sa patte visuelle commence à se faire repérer et Minnelli se voit proposer un contrat à la Paramount. Il quitte une première fois New York pour Hollywood mais peine à trouver sa place dans le milieu du cinéma et démissionne. Après deux nouvelles productions à Broadway, dont une en tant que metteur en scène, Very Warm For May qu’il co-signe avec Oscar Hammerstein II (futur parolier et librettiste de Oklahoma et The Sound of Music), il fait la connaissance d’Arthur Freed. Celui-ci le fait engager à la MGM dont il dirige le département comédie musicale et qui vient de produire The Wizard of Oz de Victor Flemming avec Judy Garland. Minnelli débarque donc pour la seconde fois à Hollywood.

Minnelli et la MGM
En tant que membre de l’unité d’Arthur Freed, Minnelli participe à la préparation de plusieurs productions en en réalisant certaines séquences. Bien que non crédité au générique, Minnelli est donc co-réalisateur de Lady Be Good de Norma Z. Mc Leod ou de Strike Up The Band de Busby Berkeley. C’est ainsi qu’il apprend à faire partie d’une équipe avant d’être auteur à part entière. Freed sera à l’origine de la plupart de ses projets musicaux et il ne sera pas rare que pour une raison ou pour une autre, Minnelli lui même doive céder la place, sur son propre film, à un autre cinéaste non crédité au générique. Mais, désormais initié à la mise en scène de cinéma, il se voit confier, par Freed, son premier film à part entière: Cabin In The Sky (Un petit coin aux cieux, 1942), la première de ses onze comédies musicales pour le cinéma. A l’origine, Freed cherchait à monter une adaptation cinématographique de Porgy and Bess des Gershwin, mais, les droits étant déjà pris, il se rabat sur Cabin, un autre show de Broadway, au succès moindre mais avec de jolies chansons. Même s’il récupère plusieurs acteurs du spectacle, Minnelli en transforme complètement la structure et engage son amie, la sublime Lena Horne, dans un rôle clé. Cette histoire d’un homme exposé à la tentation par Lucifer permet au cinéaste novice d’imposer une sophistication et un raffinement jusque là inédit dans le genre dont les grands succès sont alors les productions Berkeley avec Judy Garland et Mickey Rooney. Et si certaines séquences dialoguées demeurent un peu sages, en regard de ce que Minnelli réalisera par la suite, la séquence du cataclysme final qui amènera à la rédemption du héros, est absolument superbe.

Les années Garland
Le film rencontre un succès important et Freed impose Minnelli, qui tourne ensuite une petite comédie, I dood it (Mademoiselle ma femme, 1943), à la tête d’un projet particulièrement ambitieux : Meet me in St Louis (Le Chant du Missouri, 1943). A Cabin était en noir et blanc, Meet me sera en couleurs. Le premier film était, comme souvent, adapté d’un show de Broadway et son budget était relativement réduit, le second sera une création totale, du livret jusqu’à la partition, et bénéficiera d’un financement exceptionnel. Surtout, Minnelli va rompre définitivement avec la tradition du film musical qui consiste à faire de l’histoire un prétexte à une série de numéros musicaux spectaculaires. Meet Me In St Louis tourne autour d’un sujet intimiste. Le film raconte le trouble de quatre adolescentes très attachées à la maison de leur enfance face à la décision de leur père de quitter St louis pour vivre à New York. Chaque chanson va faire partie intégrante de l’histoire et assurer la continuité des sentiments éprouvés par les personnages, l’amour, la joie, la colère, la mélancolie. Le résultat est triomphal. Le film sera, à l’époque, le plus gros succès de la MGM, juste derrière Gone with the Wind (Autant en emporte le vent). Un an après la sortie du film, Minnelli en épousera l’actrice principale, Judy Garland, qui donnera naissance à leur fille, une certaine Liza. Dans la foulée, le cinéaste devient maître d’oeuvre du film à sketches Ziegfeld Follies (1945) pour lequel il tourne, entre autres, la magistrale séquence « A Great Lady Has An Interview » avec Garland, puis dirige cette dernière dans le film The Clock (L’Horloge, 1945) en remplacement de Fred Zinnemann qui avait commencé les prises de vue.

Il retrouve la comédie musicale avec Yolanda and The Thief (Yolanda et le voleur, 1945). C’est Lucille Bremmer, déjà présente dans Meet Me et Ziegfeld Follies qui tient la vedette de ce long-métrage initialement prévu pour Garland. Fred Astaire y incarne le personnage masculin principal. A partir des déboires d’une jeune et riche héritière qui s’adresse à son ange gardien, tandis que des voleurs convoitent sa fortune, Minnelli réalise un de ses films les plus franchement oniriques. Luxueux et raffiné, l’univers y est délibérément surréaliste. Trop sans doute, puisque le film est un échec à sa sortie et demeure, encore aujourd’hui, injustement méconnu. Minnelli s’attaque alors à un autre genre qu’il affectionnera également beaucoup au cours de sa carrière: le mélodrame. Il tourne Undercut (Lame de fond, 1946) avec Katharine Hepburn, Robert Taylor et Robert Mitchum. Puis, il démarre la préparation du fameux The Pirate (Le Pirate, 1948) avec Judy Garland.

Pour l’occasion, Minnelli travaille également avec Gene Kelly, jeune vedette de la MGM venue de Broadway et qui vient de rencontrer un franc succès avec Anchors Aweigh (Escale à Hollywood). Le film marquera une étape supplémentaire du comédien-danseur vers la gloire avant Singin’ in the Rain (Chantons sous la pluie) quatre ans plus tard. Encore une fois, Minnelli construit une imagerie complètement onirique, mais la présence de Kelly et Garland va lui permettre de se démarquer du caractère éthéré de Yolanda. Situé dans un monde fantasmagorique dû à son sujet – les aventures au siècle dernier de la belle Manuela et d’un jeune saltimbanque qu’elle prend pour Macoco le pirate – le film célèbre le triomphe de l’exubérance à travers des chorégraphies particulièrement athlétiques et charnelles. Bien que soutenu par les chansons originales de Cole Porter, et par le budget le plus important jamais alloué à Minnelli jusque-là, The Pirate ne trouve pas son public. Les problèmes qu’il rencontrera avec Garland pendant le tournage et qui seront, en grande partie, la cause des dépassements de budgets conduiront le couple à la séparation peu de temps après. Le cinéaste vient pourtant de signer un de ses chef d’oeuvres.

Un Américain à Paris
Il se tourne à nouveau, et avec succès, vers le mélodrame avec une très belle adaptation de Madame Bovary (1949) d’après Flaubert puis vers la comédie avec Father of the Bride (Le père de la mariée 1950). Son statut de metteur en scène à succès rétabli, le voilà reparti dans un projet musical, le plus connu sinon le meilleur, An American in Paris (Un Américain à Paris 1951). C’est Arthur Freed qui lance l’idée du film : s’inspirer de l’oeuvre musicale éponyme de Gershwin et de quelques autres chansons et partitions du compositeur pour construire un scénario. Freed s’adresse au librettiste Alan Jay Lerner qui allait bientôt triompher à Broadway grâce à My Fair Lady. Celui-ci imagine l’histoire de trois jeunes artistes (un peintre, un chanteur, un musicien) qui tentent de percer à Paris. Deux d’entre eux (l’un est américain, l’autre français) vont tomber amoureux de la même femme. Gene Kelly incarne bien sûr l’Américain , tandis que les français George Guétary et Leslie Caron tiendront les rôles de l’ami-rival et de la jeune femme objet de leur désir. Le goût de Minnelli pour la peinture et son expérience dans ce domaine explosent véritablement ici, en particulier dans un final dont les décors s’inspirent d’artistes comme Renoir, Rousseau, Van Gogh ou encore Toulouse-Lautrec. Le film est un énorme succès et fait encore figure de date dans l’histoire de la comédie musicale en partie grâce à son extraordinaire final. Il faut cependant reconnaître aujourd’hui, qu’il est, comparé à d’autres, un peu surestimé. En dépit de grands moments et d’une musique très séduisante, on reste pantois devant la vision incroyablement kitsch et « carte postale » que Minnelli nous offre de Paris. Le scénario est assez pauvre quand il n’est pas franchement mièvre et Georges Guétary, venu tout droit du monde de l’opérette franchouillarde, est absolument insupportable.

Le cinéaste tourne ensuite Father’s Little Dividend (Allons donc, Papa, 1951) suite de Father of the Bride, The Bad and the Beautiful (Les Ensorcellés, 1952), somptueux mélodrame avec Kirk Douglas et Lana Turner et une partie de The Story of Three Loves (Histoire de trois amours, 1953) film à sketches avec Leslie Caron, avant d’en venir à ce qui reste, de loin, son plus grand film : The Bandwagon (Tous en scène, 1953). A l’origine du projet, il y a le succès de Singin’ in the Rain sorti l’année précédente. Freed avait alors commandé aux scénaristes-paroliers Adolph Green et Betty Comden une histoire inspirée par ses propres chansons. Devant le résultat, Freed relance Comden et Green en leur proposant, cette fois, le répertoire de Arthur Schwartz (musique) et Howard Dietz (lyrics). C’est ainsi que naît le scénario de The Bandwagon. L’autre aspect important de la préparation du film est la participation de Fred Astaire au projet. A l’époque, le comédien-danseur est en passe de devenir « has been » et Freed voit là l’occasion de relancer sa carrière à travers une histoire plus ou moins inspirée de sa situation actuelle. Astaire campera donc le personnage de Tony Hunter, ex-star du musical, qui se heurte aux nouvelles règles du show business et tente un come back. Au final, Minnelli signe une oeuvre en tous points extraordinaire. L’alchimie entre Astaire et la sculpturale Cyd Charisse, qui trouve là son premier grand rôle après une participation détonnante dans le « Broadway Melody » de Singin’ in the Rain, est parfaite et le numéro « The Girl Hunt », parodie chantée et surtout dansée de film noir d’une splendeur plastique étourdissante, est le plus beau jamais réalisé par le cinéaste. Avec Singin’ in the Rain, The Bandwagon marque l’apogée artistique du genre au cinéma.

Le déclin de la comédie musicale
En 1953, les succès financiers de la MGM en matière de comédies musicales semblent n’appartenir, désormais, qu’au passé. Minnelli, lui, tente encore une nouvelle approche avec Brigadoon dont il entame le tournage juste après celui de The Long Long Trailer (La Roulotte du plaisir, 1953) qui met en scène le couple Lucille Ball-Desi Arnaz, vedettes de la série télé I love Lucy. Brigadoon est l’adaptation d’un show de Broadway signé Alan Jay Lerner, avec qui Minnelli a collaboré pour An American, et Frederick Loewe. Il raconte l’histoire d’un new yorkais qui, lors d’un voyage en Ecosse, se perd et découvre une ravissante contrée qui n’existe, par magie, qu’une fois par siècle. A cette époque, devant les difficultés des producteurs à imposer de nouvelles comédies musicales filmées, les projets les plus ambitieux deviennent les transpositions cinématographiques littérales des spectacles de New York, dont les livrets sont de plus en plus élaborés. Brigadoon entre dans cette catégorie. D’emblée, Minnelli déclare qu’il n’aime pas le show et tandis que Gene Kelly, qui tient la vedette de l’adaptation, insiste pour tourner en décors réels en Ecosse, le cinéaste impose le studio. Le film, est pour certains, son plus personnel. Plus que jamais, Minnelli met à profit son sens de l’image. Chaque plan est un véritable tableau superbement composé. Mais le flot de couleurs finit par susciter l’écoeurement, surtout avec une histoire et une musique que l’on peut trouver niaises. En outre, on trouver que Cyd Charisse, avec sa froideur et son port superbe de danseuse, peu crédible en jeune paysanne brodant devant une jolie cabane. Mais le film possède des moments de grâce, en particulier les pas de deux entre Kelly et Charisse. Brigadoon ne rencontre qu’un maigre succès et la MGM peine de plus en plus à séduire le public avec ses projets musicaux.

Freed ne renonce pas et compte bien sur Minnelli pour l’aider. Alors que le cinéaste termine The Cobweb (La Toile d’araignée, 1955), le producteur lui propose de travailler sur l’adaptation de Kismet (1955), un autre spectacle de Broadway signé Luther Davis (livret), George Forrest (lyrics) et Robert Whright (musique). Minnelli, pris par un projet qui lui tient à coeur, The Lust of Life (La Vie passionnée de Vincent Van Gogh 1956) refuse mais la réalisation du premier film devient la condition de la mise en chantier du second. Minnelli qui veut absolument monter son Van Gogh tournera donc Kismet avec un désintérêt palpable à l’image, et sera remplacé, pour les dix derniers jours de prises de vue, par Stanley Donen (Singin’ in the Rain). On est une nouvelle fois séduit par l’aspect visuel du film, mais on se moque complètement de cette kitchissime histoire de poète mêlé au destin d’un grand vizir. Minnelli a déjà la tête plongée dans Lust of Life qui sera l’un de ses plus grands mélodrames. Puis il tourne Tea and Sympathy (Thé et sympathie, 1956) et Designing Woman (La Femme modèle, 1957).

Gigi, Melinda, Nina…
En 1958, Freed revient à la charge et lui propose Gigi, adaptation d’une oeuvre de Colette déjà montée au théâtre sous la forme d’une pièce classique mais que le producteur veut transformer en gigantesque comédie musicale. Adaptée, une nouvelle fois, par Alan Jay Lerner et Frederick Loewe, l’histoire de cette jeune adolescente qui devient une femme dans la haute société d’un Paris de début de siècle fait preuve d’une justesse et d’une élégance, y compris dans les chansons, qui rappellent l’actuel triomphe du duo : My Fair Lady qui vient juste de débuter à New York. Le tournage se déroule dans un premier temps à Paris puis de nouvelles scènes sont tournées en studio, certaines sont même terminées par d’autres cinéastes, Minnelli étant déjà parti sur son film suivant. Au final, le film est superbe. Et tant pis si on a encore droit à un Paris de cartes postales, et à un Maurice Chevalier plus cabot que jamais, le charme du duo Louis Jordan-Leslie Caron est réel, le scénario riche et subtil, la mise en scène extrêmement brillante. Le succès est au rendez-vous. Gigi remporte, l’année suivante, l’Oscar du meilleur film et Minnelli, celui du meilleur réalisateur.

Gigi marque la fin d’une époque et le début d’une nouvelle ère. La fin, car il s’agit là du dernier succès des productions Freed qui ne produira plus rien d’aussi important. Le début, car Gigi annonce, par sa forme, les films musicaux qui se feront par la suite: les budgets sont de plus en plus énormes, les acteurs ne chantent pas tous (en l’occurrence, Leslie Caron est ici doublée pour les séquences chantées), les livrets sont de plus en plus denses (voire bavards) et le chant devient l’attraction principale au détriment de la danse. Minnelli lui s’éloigne complètement du genre en tournant successivement The Reluctant Debutante (Qu’est-ce que Maman comprend à l’amour, 1958) avec Rex Harrisson, Some Came Running (Comme un torrent, 1958) avec Frank Sinatra et Shirley Mc Laine, Home from the Hill (Celui par qui le scandale arrive, 1959) avec Robert Mitchum, The Four Horsemen of the Apocaypse (Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, 1961) avec Glenn Ford, Two Weeks in Antother Town (Quinze jours ailleurs, 1962) avec Cyd Charisse, The Courtship of Eddie’s Father (Il faut marier papa, 1963), Goodbye Charlie (Au revoir Charlie, 1964) avec Tony Curtis et Debbie Reynolds, The Sandpiper (Le Chevalier des sables, 1965) avec Richard Burton et Elizabeth Taylor et A Matter of Time (Nina, 1976), avec sa fille Liza Minnelli et Ingrid Bergman, qui sera son dernier film.

Il reviendra cependant encore deux fois à la comédie musicale. La première sera Bells are Ringing (Un numéro du tonnerre, 1960), adaptation produite par Arthur Freed d’un spectacle de Broadway signé Jule Styne (Gypsy) pour la musique et Betty Condem et Adolph Green pour le livret et les lyrics. Judy Holliday y reprend le rôle d’opératrice téléphonique qu’elle a créé à la scène aux côtés, ici, de Dean Martin. Le film n’est pas dénué de charme mais possède aussi les défauts des productions de cette époque. Les dialogues extrêmement longs et lourds sont maintenus dans leur intégralité et, filmés de manière statique, empêchent le film de s’éloigner de ses origines théâtrales, tandis que plusieurs chansons sont coupées pour le raccourcir alors qu’elles auraient eu leur place dans le récit.
La toute dernière tentative de Minnelli en matière de comédie musicale sera On a Clear Day You Can See Forever (Melinda). Encore une adaptation de Broadway, le film est cette fois produit par la Paramount, la MGM ayant vendu ses studios. Quoique intéressant, il souffre, encore plus que Bells are Ringing, des problèmes rencontrés par les superproductions de cette époque. Les dialogues sont surdéveloppés par Alan Jay Lerner (qui avec Burton Lane avait écrit le spectacle original) au détriment des chansons qui ne restent qu’au nombre de huit. Le film, au final, est assez déséquilibré et ce n’est pas la présence étrange de Yves Montand aux côtés de Barbra Streisand, qui arrange les choses. Le film sera un échec au box office. Il faudra six ans à Minnelli pour tourner son ultime long-métrage (Nina) avant qu’il ne prenne une retraite anticipée. Figure emblématique du système des studios hollywoodiens dans les années 40-50, il ne trouve plus sa place dans le cinéma des années 70 marqué par l’apparition d’une nouvelle génération de cinéastes comme Steven Spielberg, Martin Scorsese ou Brian de Palma. Il meurt en 1986.

Les comédies musicales de Vincente Minnelli
– 1943: Un petit coin aux cieux (Cabin In The Sky)
– 1944: Le chant du Missouri (Meet Me In St Louis)
– 1945: Ziegfeld Follies; Yolanda et le voleur (Yolanda and The Thief)
– 1948: Le Pirate (The Pirate)
– 1951: Un Américain à Paris (An American In Paris)
– 1953: Tous en scène (The Bandwagon)
– 1954: Brigadoon
– 1955: Kismet
– 1958: Gigi
– 1960: Un numéro du tonnerre (Bells Are Ringing)
– 1970: Melinda (On A Clear Day You Can See Forever)

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