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West Side Story en concert (Critique)

Le dimanche 18 décembre 2011 à 11 h 30 min | Par | Rubrique : Critique, Récitals, Concerts, Théâtre musical

Lieu : Théâtre de la Croix-Rousse - Place Joannès-Ambre - 69004 Lyon (M° Croix-Rousse, Hénon ou Cuire)
Dates : Du 14 au 23 décembre 2011
Horaires : Du mardi au samedi à 20h, à 15h le dimanche (relâche le lundi).
Tarifs : 25 €

Musique : Leonard Bernstein
Paroles : Stephen Sondheim
Transcription et direction musicale : Gérard Lecointe
Mise en espace : Jean Lacornerie
Illustration : Étienne Guiol
Scénographie : Bruno de Lavenère

Avec
– Les Solistes de Lyon-Bernard Tétu :
Francis Alibert, Perrine Madoeuf, Landy Andriamboavonjy, Svetli Chaumien
– Les Percussions Claviers de Lyon :
Raphaël Aggery, Sylvie Aubelle, Jérémy Daillet, Gilles Dumoulin, Gérard Lecointe
– Piano : Fabrice Boulanger

Notre avis :

West Side Story en concert se présente comme un pari audacieux, voire déraisonnable. Trois créateurs se sont engagés dans cette aventure : Jean Lacornerie, Gérard Lecointe et Bernard Têtu. Jean Lacornerie, désormais à la tête du théâtre de la Croix-Rousse à Lyon, est un habitué de la mise en scène de musicals de Broadway. Gérard Lecointe a imaginé dès 1986 une version inédite de West Side Story adaptée à son ensemble, les Percussions Claviers de Lyon. Enfin, le créateur des Choeurs et Solistes de Lyon-Bernard Têtu offre les voix de quatre chanteurs de sa formation.

West Side Story est totalement revisité pour l’occasion. L’orchestration a donc été retravaillée pour un ensemble de percussions, sans trompettes ou violons. Cette idée a priori surprenante se révèle être un des points forts de cette adaptation de l’oeuvre de Stephen Sondheim et Leonard Bernstein. Les vibraphones, xylophones ou marimbas apportent selon les séquences une tonicité ou une douceur fort appréciables. Un piano se joint également à cet ensemble de percussions. La mise en espace assurée par Jean Lacornerie est à la fois simple en apparence et subtile, l’orchestre étant par exemple mis en avant sur scène sans effacer les interprètes vocaux. Des projections sobres permettent de restituer un univers urbain sur scène sans autre décor.

Les chansons sont sous-titrées, permettant de ne pas perdre le sens et la portée de ces classiques de Broadway et d’Hollywood. Des descriptions de scènes et des dialogues de transitions sont également projetés dans un format proche de la bande dessinée. Ce choix, qui est bon en soi, pourrait pourtant être amélioré dans sa forme. Les textes sont en effet parfois longs et trop détaillés dans ce contexte. La lecture finit par desservir quelque peu l’écoute des excellentes séquences instrumentales jouées par les percussionnistes. Que dire des interprètes vocaux ? Fabrice Alibert, Landy Andriamboavonjy, Svetli Chaumien et Perrine Madoeuf sont à la hauteur du répertoire de haute volée qui leur est offert. On oublie tout simplement à certaines reprises qu’on est bel et bien dans une salle française et non pas sur une scène anglo-saxonne…

Cette conjugaison de talents fait de West Side Story en concert une véritable réussite. On est au final surpris d’avoir presque « oublié » le temps de la représentation qu’un des points caractérisant l’oeuvre originale, c’est-à-dire la danse, est absent dans cette version ! On ne peut que souhaiter à cette adaptation made in Lyon d’être accueillie dans de nombreuses salles françaises et de voir sa tournée de début 2012 prolongée ou renouvelée.

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Un commentaire
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  1. …et comment l’on fait ?
    Nous venons de nous installer, à la retraite
    sur la région d’Albi et voilà, trop tard…
    Une représentation, pour West Side Story,
    qui a swinguée mon adolescence ? et celle
    de beaucoup d’autres.
    Dommage

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