Recherchez

Don Juan

Le Samedi 12 mars 2005 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Palais des Congrès - Porte Maillot, 75017 Paris, M° Porte Maillot
Dates : du 24 février au 16 avril 2005
Horaires : du mardia u samedi à 20 h 30 - samedi et dimanche à 15 h
Tarifs : 62,50 ? - 54,50 ? - 45,50 ? - 35,50 ?
Informations supplémentaires : 0892 705 999 / Groupe CE: 01.42.25.01.07

Le spectacle musical de Félix Gray
Mise en scène de Gilles Maheu
Chorégraphie de Angel Rojas et Carlos Rodriguez

Avec Jean-François Breau, Marie-Eve Janvier, Mario Pelchat, Chico Castillo, Philippe Berghella.

Le palais des congrès accueille ce spectacle qui a remporté un franc succès au Canada. L’argument est simple : Don Juan n’a cure de l’amour que lui porte sa femme et court les jupons sans relâche. Son égoïsme est puni par le fantôme du Commandeur, un homme qu’il a tué par l’épée. Ce dernier le condamne à tomber amoureux, il en mourra… au bout de 2h30 bien sonnée. C’est un peu long.

Félix Gray suit les sillons tracés par les précédents gros spectacles : la dramaturgie est laissée de côté au profit des chansons qui s’enchaînent du début à la fin de la représentation. L’utilisation du principe « chanson après chanson » fatigue à plus d’un titre puisqu’il empêche à toute émotion de s’installer. Don Juan rencontre Maria, qui sculpte la statue du Commandeur (une bonne idée, mais hélas peu développée), eh bien ils se mettent à chanter… qu’ils s’aiment ! Tout est donc asséné, rien n’est jamais suggéré. Aucune part de mystère pour le spectateur, contraint d’entendre une bande son très forte avec des voix plus que présentes. Là où l’on aimerait de la sensualité, on ne trouve qu’emportement. Gilles Maheu signe une mise en scène qui peut s’apparenter à une mise en espace un peu routinière. En effet, à chaque nouvelle chanson le ou les chanteurs viennent immanquablement à l’avant scène pour interpréter leurs textes. Imaginez un dialogue amoureux entre Don Juan et Maria, avec toute l’intimité requise, moment rapidement brisé par l’avancée des deux tourtereaux, on se demande bien pourquoi, qui continuent à chanter face au public.

Au final, l’ennui s’installe. Mais la scénographie réserve d’agréables surprises, certains décors sont magnifiés par des lumières intéressantes, et les chorégraphies flamenco (autre bonne idée du spectacle) remplissent leur rôle. Les deux talentueux chorégraphes signent des tableaux dynamiques qui permettent au spectateur de sortir de sa torpeur. Si vous aimez le genre, vous ne serez sans doute pas déçu. En revanche, si vous avez des d’autres exigences, vous pouvez vous passer de cette version de Don Juan.

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter

Laisser un commentaire